Vous m'avez appris à voir ce que moi,
voyant, je ne voyais pas.
Vous m'avez conduit vers l'invisible.
Vous
m'avez pris la main car j'étais aveugle et vous, vous
étiez voyants.
Vous m'avez aidé à traverser la rue
encombrée de moi-même.
Vous avez ouvert mon champ de vision, mes textes
sur vos bouches ont pris toute leur dimension d'émotion et
d'amour, vous avez amplifié ma petite voix d'insecte.
Je vous
aime.
Julos Beaucarne, 28/12/95, en Tourinnes-la-Grosse